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Vous en parlez rarement lors de notre rencontre. Mais au fil des rendez vous, cachée derrière une fatigue générale, de l’anxiété, un manque d’estime de soi, une dépressivité importante… vous parlez de votre relation de couple, vous vous questionnez sur ce qui vous semble dysfonctionner. Et même s’il faudra du temps pour que vous acceptiez l’idée d’être victime de violences, le premier pas est franchi.
Pour celles qui n’en sont pas encore là, voici quelques repères.

La violence conjugale est un mode pathologique de relation dans un couple. Relation basée sur la domination, le contrôle, l’emprise et éventuellement les agressions physiques. Si les coups ne sont pas toujours présents la violence psychologique oui.
La violence psychologique ce sont des gestes ou des paroles, répétés, qui déstabilisent l’autre et le blessent profondément mais dont le but est surtout de le soumettre et de le contrôler pour prouver et garder sa position de supériorité.
Nous ne sommes pas dans la scène de ménage, ponctuelle, où chacun, sous la colère, peut dire des propos blessants ou faire voler les assiettes mais aussi répondre et argumenter. Il s’agit véritablement d’une manière d’être en relation avec un autre qui n’existe pas en tant que tel mais est considéré comme un objet. Le même est toujours dénigré, attaqué au plus profond de lui et ne peut plus répondre.
S’il est si difficile de se libérer d’une relation abusive (mais tout à fait possible) c’est parce que la violence psychologique constitue un véritable lavage de cerveau, c’est une relation d’emprise :
– La victime est devenue obéissante et soumise et a du mal à avoir un regard  objectif sur son bourreau.
– Il lui a tellement répété qu’elle était nulle qu’elle doute de chacun de ses ressentis et ne se fait plus confiance.
– Comme il a fait le vide autour d’elle, elle ne peut trouver de soutien auprès d’amis ou de membres de sa famille, elle est seule.
– Comme il l’a rendu dépendante économiquement et psychologiquement elle est
terrorisée à l’idée de se retrouver sans lui.
Pour éviter de se retrouver emprisonnée dans sa relation il faut apprendre à repérer les premiers signes de violences psychologiques :
– Les agressions verbales : insultes, menaces, chantage, dévalorisation, accusations, reproches, dénigrement mais aussi le silence… avec la particularité d’un manque total d’empathie face à la souffrance provoquée.
– Les domaines de contrôle : contrôle de la liberté de mouvements, des relations, de la pensée, des goûts, des dépenses, de la communication, des intérêts…
– Parfois le ton ne monte même pas. Tout est dit sous couvert de bienveillance, pour son bien, parce qu’elle ne sait pas….
Mais aussi avoir conscience d’une certaine vulnérabilité venant de l’enfance et la garder en tête. Il y a une composante transgénérationnelle très importante dans ce mode pathologique de relation. La violence psychologique, vécue dans l’enfance (mais pas toujours identifiée), fait de la violence le mode de communication et de réaction normal. Difficile dans ce cas de se questionner objectivement.

Les forums de discussion sont souvent un premier pas pour prendre conscience que les choses ne sont pas normales, pour reprendre confiance dans ce qu’on ressent et trouver l’énergie de pousser la porte du psy.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter

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