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Vous êtes de plus en plus nombreuses à pousser ma porte, mamans stressées, épuisées, à bout, coupables de sentir si «mauvaise mère». Et nous parlons parfois ensemble de Burn Out maternel.

Je pense à vous toutes qui ne demandez pas d’aide, qui avez honte de ne pas être comblées par vos enfants, qui pensez que personne ne peut rien pour vous et qui restez seules à déprimer … ces quelques repères sont pour vous.

D’abord décrit dans le milieu professionnel, le Burn Out est un syndrome d’épuisement, réponse à long terme de l’organisme soumis à des stress quotidiens.

Les facteurs déclenchants du Burn Out maternel :
– La surcharge de travail : La maternité est un poste à haut niveau de responsabilité, 24h sur 24, remplis d’urgences et d’imprévus et sans aucune formation préalable.
– La sensation de ne jamais pouvoir se concentrer sur une seule et même activité, d’être toujours écartelée et de faire les choses à moitié.
– L’absence de reconnaissance, de la société, de la famille mais aussi de la mère elle même.

Les symptômes :
– Sentiment de fatigue, d’épuisement, sensation d’être vidée.
– Troubles du sommeil importants avec une grande fatigue au réveil, des maux de ventre avec de fréquents troubles digestifs, une baisse des défenses immunitaires…
– Baisse de l’estime de soi, état de tristesse, anxiété.
– Attitude négative ou détachée par rapport à la source du stress c’est à dire les enfants.

Que faire pour en sortir ?
On ne sort pas d’un Burn Out maternel seule, par un effort de volonté.
Pour une maman épuisée, l’important est de ne pas rester seule.
– Rencontrer d’autres mamans, partager ses expériences et ses difficultés, peut faire toute la différence.
– se tourner vers son conjoint afin de se faire épauler et revoir ensemble, pour un temps au moins, l’organisation de la maison. Sa position un peu extérieure lui donne parfois un regard plus pragmatique, bien utile.
– Un soutien psychologique est essentiel quand les choses dérapent (sentiment de mal être grandissant, symptômes qui se multiplient, comportements de moins en moins contrôlés…). Faire le point, être écoutée et comprise sans peur d’être jugée est fondamental. L’important est de faire taire son sentiment de culpabilité, si fort dans ce cas qu’il paralyse et isole encore plus, c’est le cercle infernal.

Le plus important de mon travail avec ces mamans est sans doute de leur faire comprendre et accepter que le mythe de la mère parfaite est seulement un mythe donc irréaliste. C’est une histoire de la mère avec elle même, de sa représentation de ce que doit être une mère. Il lui faut lâcher son costume de super- femme/mère/épouse pour apprendre à être douce, patiente, tolérante et à l’écoute d’elle- même comme elle l’est la plupart du temps avec ses enfants.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter

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