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Nous sommes des êtres de langage et nous le faisons tous constamment. Pourtant peu connaissent les règles d’une communication réellement respectueuse de soi et de l’autre. De ça découle incompréhensions, sentiments de malaise et de mal être, disputes…

Voici quelques règles à respecter pour se dire les choses qui fâchent sans se fâcher.

Deux formes de communication sont à proscrire car elles provoquent une levée des défenses de l’Autre (qui répondra agressivement et ne cherchera pas à comprendre ce qui se passe pour vous) et ne permettent pas de se recentrer sur soi. C’est la critique qui sous entend que l’autre a tort ou est mauvais (« tu es vraiment égoïste »), qu’il devrait être autrement. Et le déni de la responsabilité. Par exemple nous refusons la responsabilité de nos actes quand nous en attribuons la cause aux actions des autres (« je suis malheureuse parce que tu ne m’écoutes pas »), à notre passé (« je bois parce que mon père buvait »), à des pulsions incontrôlables (« quand je vois une fille je suis obligé de la draguer, c’est plus fort que moi »)…

Voyons maintenant comment dire ce que vous avez sur le cœur en étant écouté et entendu :

  • 1ere étape : faire une observation précise de ce qui, dans les actes ou les propos de l’Autre, diminue votre bien être. « Tous les soirs de cette semaine tu as passé deux heures devant l’ordinateur  », « hier tu es rentré à 23h sans me prévenir »… Il s’agit de faits, ce n’est pas contestable.
  • 2ème étape : exprimer vos sentiments, ce que vous ressentez face à ces actes. « je suis agacée de te voir t’isoler de nous… », « je suis triste de ne pas te voir », « je suis angoissée quand tu es en retard »… Attention de parler en commençant par JE et de ne pas utiliser de mots vagues sujets à interprétation comme par exemple « je me sens mal » qui peut vouloir dire triste, anxieux, honteux…
  • 3ème étape : exprimer vos besoins. « j’ai besoin que tu discutes avec nous, ça me montre ton intérêt », « j’ai besoin de passer du temps rien qu’avec toi », « j’ai besoin que tu me dises ce que tu en penses »…
  • 4ème étape : faire des demandes claires et précises sur ce que vous aimeriez pour avoir une vie plus belle. « peut être que tu pourrais en rentrant passer 10 minutes à discuter avec nous de notre journée, j’aurais l’impression que tu es vraiment heureux de nous retrouver »…

Comme exemple, voici un reproche d’une femme à son mari : « tu ne m’écoutes jamais, tu passes ton temps sur ton ordinateur, tu es vraiment invivable ». Face à ce qu’il ne peut prendre que comme une attaque, l’homme n’a aucune chance de faire preuve d’empathie et d’essayer de comprendre le mal être de sa compagne. Par contre il a toutes les chances de lever son bouclier, et d’attaquer à son tour. De son côté cette femme ne prend pas la responsabilité de ce qu’elle ressent, reste dans la plainte et dans la passivité et ne pourra avancer.

Par contre la femme, en utilisant les 4 étapes décrites pourrait dire : « lorsque je te parle et que tu ne lèves pas la tête de ton écran [observation], je suis vraiment triste [étape 2] car j’ai besoin de ton regard pour sentir que tu es vraiment à mon écoute [étape 3]. Pourrais-tu s’il te plaît arrêter 5 minutes ce que tu fais et me regarder ? [étape 4]

Cela demande un peu d’entraînement car cette manière de communiquer ne nous est souvent pas très naturelle. Mais en utilisant ces quatre points et en aidant l’autre à faire de même, la communication se transforme et amène naturellement à plus compréhension et d’indulgence.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter

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