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Souvent le malaise d’un enfant, ses troubles, sont le signal d’un dysfonctionnement familial. C’est une porte d’entrée pour comprendre et réparer ce qui ne va pas dans une famille. Mais ce n’est pas toujours simple pour les parents d’accepter de s’interroger sur eux, leurs références familiales, leur couple… Il suffit parfois de quelques mots pour changer bien des choses. Voici quelques exemples…

« L’enfant symptôme » est celui qui fait éclater l’organisation familiale, qui fait qu’un jour, un parent à bout me réclame une consultation en urgence.

Un signal d’alarme masqué

Dans une famille un enfant peut prendre sur lui les difficultés rencontrées par la famille et alerter par ses symptômes que quelque chose ne va pas.

  • Emma, petite fille de 5 ans tout à fait agréable, n’a jamais passé une nuit complète. Elle se réveille jusqu’à 6 fois par nuit. Ses parents craque…la thérapie d’Emma et sa famille mettra en lumière un inceste subit par la mère et dont elle n’avait jamais parlé. L’angoisse de la nuit était la seule information qui avait pu circuler.

Mais l’enfant peut aussi présenter des difficultés pour éviter que le système éclate. Il agit comme un écran de fumée, détournant l’attention du vrai problème.

  • Les problèmes d’endormissement de Pierre et les conflits entre les parents qui en découlaient permettaient aux parents de ne pas se retrouver seuls le soir, donnaient au père une justification à son alcoolisme et permettaient aux parents d’abandonner toute vie sexuelle sans avoir besoin de se remettre en question.

Les symptômes = des questions

Les symptômes des enfants ne sont souvent que des questions. Questions sur l’origine, sur leur histoire, l’histoire de leur famille… Remettre à plat qui ils sont et d’où ils viennent permet de faire circuler la parole.

  • Valentine 9 ans racontait toujours beaucoup d’histoires sur elle et sa vie. Cette imagination fertile avait longtemps fait sourire, mais aujourd’hui l’isolait des autres et lui valait critiques et moqueries. En consultation la mère aborda avec elle l’histoire de son père qui l’avait quittée pendant sa grossesse. Valentine avait posé très peu de questions (sentant sans doute la grande fragilité de la mère sur ce sujet). Et chaque fois la mère, pour ne pas lui faire de peine, répondait de manière évasive qu’elle était un cadeau du ciel. Sa vie était bien à inventer…

Saisir l’occasion de s’interroger

L’enfant offre la possibilité à ses parents de s’interroger. Qu’est ce qui dans notre histoire commune mais aussi dans nos histoires individuelles antérieures pourrait éclairer la situation ? Qu’est ce qui n’aurait pas été dit ? Y a t’il des secrets ?

  • Axel, 8 ans, vient consulter pour une énurésie qui dure depuis un an. Il suce de nouveau son pouce et se comporte en bébé. Quelques entretiens suffiront pour qu’Axel parle de son angoisse que ses parents se séparent suite à une conversation surprise durant laquelle la mère menaçait le père de le quitter. Le père répondant « si tu pars c’est seule, et on n’abandonne pas un enfant si petit ». Axel pétrit d’angoisse n’avait trouvé que la régression pour garder sa mère.

Histoire familiale et symptôme ne sont peut être pas liés mais cela vaut la peine de s’interroger, de permettre à la parole de circuler et d’apporter peut être un nouvel éclairage.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter

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