Étiquettes

, , , , , , ,

Ces deux là se sont bien trouvés, ils sont complémentaires. Ces couples ont un fonctionnement très éloigné des couples « normaux », leur amour ne se nourrit pas du désir de l’autre. Nous sommes ici dans la recherche exclusive d’avoir le dessus.

Les deux partenaires sont liés par une dynamique pervers narcissique où chacun alimente le système. Il y a toujours un bourreau et une victime, mais les places ne sont pas figées, tout est en mouvement, par exemple la soumission peut être un leurre, un moteur très puissant pour rendre l’autre sadique et dominer la bataille. Pour que la perversion fonctionne il faut que l’un soit identifié comme le pervers de l’autre, afin que celui ci entre dans le jeu en tant que victime consentante, complice et en définitive manipulatrice.

La rencontre

Ils parlent de leur rencontre de manière très factuelle, sans émotion. Ils se rencontrent sur leurs défauts, leurs faiblesses et leurs fragilités. Ces manques permettent la prise de pouvoir de l’un sur l’autre. Mais dans ces couples la victime va se rebeller, va s’opposer et se battre. C’est un véritable jeux de domination et de résistance.
Le but : l’emprise sur l’autre
Ce qui les lie : les contre-attaques qui sont le ciment du couple.

Ce sont des couples assez solides, qui en général ne se séparent pas. Ils sont pris dans leur jeu, avec des pathologies qui s’imbriquent comme les pièces d’un puzzle, liés à la vie à la mort par leur contrat pervers. Chacun protège le contrat par des évitements, de la poudre aux yeux pour éviter de montrer ce qu’ils ont au fond d’eux même.

Fonctionnement et communication

Chacun se montre insensible à la souffrance de l’autre (mais aussi à la sienne propre). Tout est dit et fait avec un but, en fonction de l’impact que ça a sur l’autre. Si l’un des deux se laisse aller à parler de lui de manière authentique, de sa souffrance ou de ses désirs profonds, l’autre va immédiatement couper court, l’attaquer, l’humilier, se moquer ou changer de sujet.

Cette tension permanente entre eux est profondément agressive et vise à détruire l’autre dans ce qu’il a d’unique et de différent, dans son individualité.

Les conjoints parlent souvent l’un de l’autre de façon méprisante, ne prenant aucune pincette quand l’autre est présent. Quand l’un parle l’autre ne répond pas ou se moque ouvertement.

La communication dans ces couples est une joute permanente qui sert à montrer son pouvoir sur l’autre en le dominant et l’assujettissant.

Les difficultés sexuelles sont très fréquentes. Désirer et jouir c’est être renvoyé à soi même, à son manque, et c’est bien impossible quand l’objectif du contrat pervers est justement de cacher ses manques. La sexualité est très difficile là où le contrat assigne.

Violence et peur

Il y a beaucoup de violence dans ces couples. De la violence physique mais aussi psychologique. Je vous invite à lire La violence dans le couple où cela est développé.

La peur, notamment de la séparation, est utilisée de la même façon pour renforcer le lien pervers. Elle a une valeur excitante pour ces couples. Ils jouent à avoir peur et à se faire peur de façon très inconsciente.

Quand le couple consulte

Chez certains couples le fonctionnement pervers n’est pas totalement abouti. Ils en ont les aménagements mais ont encore la capacité de se rendre compte que leur couple dysfonctionne. La demande la plus fréquente est d’arrêter la violence. Le but n’est pas de changer, mais ils sentent que la violence leur échappe. Et souvent c’est parce qu’il y a des enfants et qu’ils ont très peur que la violence touchent les enfants.

La thérapie de couple, quand elle est possible et n’est pas utilisée pour renforcer le contrat pervers, permet à chacun de reprendre la responsabilité de ses actes et de ses souffrances et améliore les troubles relationnels et sexuels.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter

Publicités