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On retrouve ici un motif très fréquent de consultation.
Si les difficultés sont souvent transitoires, les troubles du sommeil de l’enfant envahissent vite la vie de la famille et la tête des parents. Quelques consultations (parfois une seule suffit) permettent de comprendre ce qui se joue et de trouver des solutions concrètes.
La nuit est un moment qui amène des peurs irraisonnées et provoque des angoisses liées à la solitude, à la difficulté de se retrouver seul face à soit-même. Chez l’enfant s’ajoute les difficultés de séparation d’avec ses parents.
Les propres difficultés des parents, les angoisses surgies de leur propre enfance se mélangent aux difficultés et angoisses de l’enfant. Les unes entraînant les autres c’est vite le cercle vicieux…

Quelques repères :
– A 8 mois le sommeil de l’enfant ressemble à celui de l’adulte, il se couche le soir et se lève le lendemain matin.
– Entre 2 et 3 ans, l’enfant traverse une période d’opposition. Ce qui semblait être bien rôdé se déréglé. C’est ici une question de jeux et de défit.
– Entre 3 et 5 ans l’enfant se réveille la nuit. 20% ont un éveil perçu par les parents. Le problème se pose quand l’enfant ne parvient pas à se rendormir seul et réclame la présence de ses parents.

Cauchemars et terreurs nocturne
Les cauchemars sont très fréquents chez le petit enfant et particulièrement angoissants. La plupart du temps l’enfant s’en souvient au réveil, et peut parfois en garder une trace dans la journée. Au moment du coucher, certains vont avoir très peur de le revivre, de retrouver le monstre effrayant. Et le cauchemar peut alors rendre le coucher difficile. La crainte d’aller se coucher se renforce alors de
soir en soir. Faire parler l’enfant de son cauchemar permet que la difficulté ne s’enkyste pas.
Les terreurs nocturnes sont très fréquentes entre 3 et 8 ans. L’enfant, assis dans son lit, hurle de terreur, couvert de sueur et les yeux ouverts. Rien ne semble le calmer. Au bout de quelques minutes il se rendort et n’en garde aucun souvenir. Ces accès, très impressionnants pour les parents, augmentent avec le stress, les changements d’habitude, l’inquiétude.

Rituels et régularité
Plus encore que l’adulte, l’enfant redoute la nuit et la séparation d’avec ses parents. Il a besoin d’une préparation au coucher. Les rituels jouent le rôle de repères rassurants qui donne à l’enfant le signal du sommeil et permettent de conjurer l’angoisse.
Mais ce temps de calme et d’intimité ne doit pas être extensible au risque de laisser tranparaître sa propre angoisse de « l’abandonner ». Dans ce cas, l’enfant se sentirait encore plus de raisons d’avoir peur et/ou gagnerait une arme pour manipuler son parent.

Pour finir je voudrais rappeler que l’enfant a besoin de régularité. Il est trop petit pour décaler ses horaires tous les week-end. La régularité de son sommeil est le prix pour avoir un enfant en pleine forme. La fatigue quant à elle rend la plupart des enfants irritables et coléreux.

Pour faire le point sur une difficulté n’hésitez pas à me contacter.

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