Les patients que je reçois sont en grande souffrance face aux kilos en trop mais ils prennent rendez vous quand ils identifient que les « craquages » sont liés à un certain état émotionnel.
L’émotion va provoquer une sécrétion hormonale qui va nous pousser à manger alors que nous n’avons pas faim.

Le moment de vulnérabilité est important à questionner. Comme un rituel, à l’heure où l’angoisse effleure la tablette de chocolat apaise. Pourquoi à ce moment, quel sens prend t’il dans notre histoire.
Les causes de cette angoisse sont inconscientes, nichées au plus profond de soi et sont très archaïques, ce sont les 4 angoisses fondamentales : la mort, la solitude (nous arrivons au monde seul et nous le quitterons seul), le sens de la vie et la responsabilité (chaque choix entraîne des renoncements). Ce sont des angoisses existentielles humaines qui provoquent des mécanismes de défense. Le fait de manger (trop, mal) est un de ces mécanismes comme toutes les addictions : l’alcool, les travail excessif, le jeu… tout est mis en place pour éviter de penser.

Les liens dans la famille sont aussi à explorer, les modèles familiaux mais aussi les injonctions paradoxales, les loyautés cachées. Les liens à la nourriture et au corps s’inscrivent dès les premières interactions du bébé avec sa mère et se renforcent tout au long de l’enfance. Il faut chercher dans son histoire.
Par exemple de nombreux parents répondent aux pleurs ou à la tristesse de leur enfant par de la nourriture sucrée. Ils mettent en place un système très serré mal être = nourriture = apaisement. Ils n’amènent pas l’enfant à penser, ce qui est fondamentale pour la suite.
Autre exemple, les enfants parentifiés sont paradoxalement incapables de grandir. Quand ils deviennent adultes c’est comme s’ils sombraient dans l’immaturité alimentaire avec une alimentation destructurée, très junk food, industrielle… Ils n’arrivent pas à mettre un cadre, à prendre la responsabilité de leur alimentation.
Maigrir c’est un peu trahir ses parents, prendre son autonomie, devenir responsable, se libérer des injonctions et devenir libre. Tout un programme, un chemin qu’il faut accepter de prendre.

Quand la pulsion est forte il faut l’assouvir rapidement, ne pas laisser la culpabilité et la honte se mettre en place. Quand le stress est là c’est impossible de lutter, ce n’est pas une question de volonté. Par contre dans un deuxième temps il faut chercher, profondément en soi et dans son histoire, pour comprendre l’angoisse de fond et les systèmes de croyance qui emprisonnent.

Quand il y a des kilos émotionnels il faut prendre son temps. Le surpoids vient d’une manière d’être profonde, de difficultés d’appréhender son corps et de l’aimer, de l’inscription du trouble dans son histoire et tous ces liens serrés prennent du temps à détricoter.

La psychothérapie trouve ici tout son sens. Maîtriser son poids c’est devenir responsable de sa vie.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter…

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