Il s’agit de la manifestation d’une anxiété intense qui amène à ne plus réussir à aller à l’école.
Ce phénomène s’amplifie aussi bien chez les enfants que chez les adolescents. Aucun chiffre officiel n’est donné cependant tous les spécialistes s’accordent sur le fait qu’ils en voient de plus en plus en consultation.
On retrouve des symptômes variés comme des céphalées, des maux de ventre, des vomissements, des troubles du sommeil et des crises de larme chez les plus petits, auxquels s’ajoutent chez les plus
grands des crises d’angoisse, des attaques de panique, des scarifications…
L’enfant ou l’adolescent ne peut pas aller à l’école, ce n’est pas qu’il ne veut pas, alors il crie, pleure, menace de fuguer voir
de se suicider.
Les causes sont évidement multiples et à chercher dans chaque histoire mais on retrouve fréquemment l’impossibilité à supporter la pression scolaire, la peur du regard de l’autre, la peur de
la violence mais aussi la difficulté à quitter la maison ou ses parents…
Pour les parents il n’est pas toujours facile de savoir comment réagir. Toute phobie paraît absurde à celui qui ne la vit pas, et il n’est pas toujours simple de différencier le refus scolaire (l’impossibilité d’aller en cours) et l’envie de faire l’école buissonnière à mettre cette fois plus du côté du caprice ou
de l’opposition aux parents. Et nous voyons souvent les parents osciller d’une posture à l’autre sans trop savoir comment se positionner sur la durée. Ce qui donne aussi souvent lieu à des conflits forts dans le couple parental.
Je pense qu’un enfant ou un adolescent qui n’arrive plus à aller en cours sereinement est en grande souffrance. Il est important de s’alerter vite, sans se dire que ça va passer, que c’est une crise
passagère. Avant d’arriver à une déscolarisation massive les parents doivent prendre un rendez-vous rapidement avec le médecin de famille ou un psychologue pour essayer de comprendre ce qui se
passe et mettre en place une prise en charge psychothérapeutique.
Même si on peut envisager un temps sans école il ne faut pas perdre de vue l’objectif qui est le retour à une scolarité normale. L’enfant en a besoin pour ses apprentissages mais aussi et surtout
pour développer ses compétences sociales indispensables à sa vie d’adulte.

Pour en parler n’hésitez pas à me contacter…

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